Les jeunes en difficultés sont-ils bien encadrés?

Deux chercheurs de l’UQAT on réalisé une étude portant sur la perception des jeunes concernant la continuité des services d’insertion socioprofessionnelle en Abitibi-Témiscamingue.

Les jeunes en difficultés ont accès à de nombreuses ressources au Québec, mais est-ce que le passage d’une ressource à une autre est facile pour eux? «Créer un lien de confiance avec un jeune est difficile, c’est encore plus difficile lorsqu’il passe par plusieurs intervenants», a expliqué Sébastien Bélisle, directeur général du Carrefour emploi jeunesse de l’Abitibi-Ouest.

Dans l’étude de l’UQAT, les chercheurs ont rencontré de nombreux jeunes (qui restent anonyme dans l’étude) afin d’obtenir leur avis sur le sujet. Plusieurs d’entre eux ont affirmé trouver difficile d’avoir à raconter l’histoire de leur vie à différents intervenants à chaque fois qu’ils entrent dans un nouveau service. «De notre côté, dans la mesure du possible on essaye d’être présent avec le client lorsqu’on l’introduit à un nouvel intervenant», a expliqué M. Bélisle. C’est la même chose du côté des Centres jeunesse. «Nos intervenants vont se déplacer avec les jeunes afin de les introduire à d’autres services», a expliqué Raymonde Lauzon, chef d’équipe pour le Centre jeunesse de l’Abitibi-Témiscamingue.

Pistes de solution

La bonne nouvelle c’est que même si des fois, le jeune peu sembler perdu à travers tous les différents services, les intervenants, eux, se connaissent bien. Entre le Plan de cheminement vers l’autonomie (PCA). Ce programme vise à créer un dossier universel pour les jeunes en difficultés. Les jeunes donnent accès à leur PCA aux différents intervenants via un système informatique disponible sur Internet. Des organismes comme la DPJ, le carrefour jeunesse emploi et les commissions scolaires peuvent donc lire le dossier des jeunes avant même de les rencontrer et ajouter par la suite leurs propres notes à son dossier.

Le programme Qualification des jeunes (PQJ) est organisé par les Centres jeunesse. «Grâce à ce programme, on peut suivre le développement des jeunes pendant trois ans, soit de 16 à 19 ans», a expliqué Mme Lauzon. Le programme est axé sur plusieurs aspects, soit l’intégration au logement, l’interaction avec autrui, la prise de décision et bien d’autres choses.

Donc même si certains jeunes de l’étude semblaient croire qu’ils n’étaient pas bien encadrés, à en croire les professionnels, il suffit d’avoir la volonté de s’aider pour que les gens veuillent agir en conséquence.

Source: Marc-André Gemme La Frontière      Lien direct ici

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