La Journée internationale des
Villes pour la vie – contre la peine de mort
Édition 2012
La Cathédrale St.James à Toronto illuminée dans le cadre de l’édition 2010 de la
Journée internationale des Villes pour la vie – contre la peine de mort
Farnham, 27 avril 2012
Monsieur Josef Hüsler
Hôtel de Ville
477, rue de l’Hôtel de Ville
Farnham (Québec) J2N 2H3
Monsieur Hüsler,
Au nom du groupe local de Saint-Césaire/Farnham de la Coordination pour l’Abolition de la peine de mort d’Amnistie internationale, je me permets de vous solliciter par la présente dans le cadre de la mise en place d’un événement auquel nous aimerions grandement pouvoir associer la ville de Farnham : la Journée internationale « Villes pour la vie – contre la peine de mort ».
Chaque année, le 30 novembre, ce sont plus de 1400 villes de 85 pays autour du monde qui s’associent à la Journée internationale « Villes pour la vie – contre la peine de mort ». Cet événement commémore l’anniversaire du premier texte abolissant la peine de mort dans un État européen, en 1786 dans le Grand-Duché de Toscane.
Cette initiative internationale, organisée par la communauté de Sant’Egidio en Italie (avec le soutien des principales associations internationales de défense des droits humains réunies au sein de la Coalition mondiale contre la Peine de mort dont fait partie Amnistie internationale), se situe dans le prolongement de la Journée mondiale contre la peine de mort du 10 octobre et place les villes au centre de l’action en leur donnant un rôle primordial et dynamique.
C’est une occasion de promouvoir la participation de tous les groupes formant la société civile, y compris dans les pays où la peine de mort est toujours appliquée, en encourageant le travail des organisations locales et des activistes en les incluant dans un réseau plus large, à volet international.
Michel Dunn, du Service Option vie, se prononce contre la peine de mort dans un témoignage donné dans le cadre de la Journée internationale des Villes pour la vie – contre la peine de mort
Ainsi, Rome, Naples, Bruxelles, Madrid, Ottawa, Berlin, Barcelone, Florence, Venise, Mexico, Buenos Aires, Austin, Dallas, Anvers, Vienne, Paris, Copenhague, Stockholm, Bogota, Santiago du Chili, Abidjan, Lomé, Conakry, Maputo, Dakar, etc. – font partie de ces 1400 villes, petites ou grandes, qui ont déjà rejoint les « Villes pour la vie – contre la peine de mort ». Ces villes demandent l’abolition de la peine de mort partout dans le monde formant ainsi une vaste coalition morale mondiale pour demander la fin de toutes les exécutions capitales.
L’ex-gouverneur de l’État du Nouveau-Mexique, Bill Richardson, qui a aboli la peine de mort en mars 2009, en compagnie de l’Archevêque de Sante Fe, Michael J. Sheehan, lors d’une cérémonie le 15 avril 2009 pour commémorer l’abolition.
Au Québec, la ville de St-Jérôme (voir ci-dessous) participe depuis de nombreuses années à cet événement. Pour l’ensemble du Canada, on dénombre maintenant une dizaine de villes y participant. En 2007, Toronto a rejoint ce grand mouvement par l’illumination de la Cathédrale St. James (voir en page couverture). Lors de la quatrième année consécutive de participation de sa ville, le maire David Miller a non seulement pris part à la marche organisée pour l’événement, mais a aussi fait une proclamation officielle pour cette occasion qui fût le point d’honneur de cette journée.
La Maison de la Culture du Vieux-Palais à St-Jérôme illuminée lors de l’édition 2009 de la
Journée internationale des Villes pour la vie – contre la peine de mort
Amnistie internationale s’oppose à la peine capitale sans réserve et en toutes circonstances et considère que cette dernière est un affront à la dignité humaine. Chaque exécution est un symptôme d’une culture de la violence, plutôt qu’une solution à cette violence.
Malgré le fait que le nombre de pays dans le monde recourant à la peine de mort est en régression constante depuis 25 ans, au moins 676 exécutions (sans compter les milliers en Chine) ont eu lieu à travers le monde en 2011 seulement. Le long chemin qui reste à parcourir pour atteindre l’abolition universelle exige une action continue et une mobilisation perpétuelle pour la défense de la dignité humaine et la reconnaissance de la valeur sacrée de la vie.
Même si la peine de mort a été abolie depuis 1976 au Canada, des craintes resurgissent de façon périodique à ce sujet. Il suffit de se rappeler la position officielle adoptée en 2007 par le gouvernement fédéral de ne plus demander systématiquement la clémence pour ses ressortissants condamnés à la peine capitale à l’étranger. Le cas de Ronald Allen Smith en est le parfait exemple : ce Canadien emprisonné dans le couloir de la mort au Montana depuis près de 30 ans s’était vu refuser la protection de son pays et il aura fallu l’intervention de la Cour fédérale pour rappeler au gouvernement son obligation à l’aider à présenter une demande de commutation de sa peine de mort.
La sensibilisation du public demeure plus essentielle que jamais. Les gens qui sont favorables à la peine capitale le sont généralement entre autres pour les raisons suivantes : favoriser les droits des familles de victimes, épargner le coût exorbitant de l’incarcération aux contribuables et instaurer un sentiment de sécurité dans leur communauté. Des raisons qui s’avèrent des mythes et lorsque les citoyens deviennent informés de la réalité, on réalise que leur opinion sur le sujet change assez rapidement.
Au cours de la Journée « Villes pour la vie –contre la peine de mort », ces villes s’unissent en manifestant ensemble pour exprimer leur refus de la peine de mort et affirmer par leur voix l’expression d’une authentique culture de la vie.
Aubrey Harris, Coordonnateur pour l’Abolition de la peine de mort, et Alex Neve, Secrétaire-général, de la section canadienne anglophone, à l’édition 2010 des Villes pour la vie – contre la peine de mort
Comment s’impliquer :
Farnham a très certainement aussi un rôle important à jouer dans cette immense mobilisation internationale, en devenant la deuxième ville du Québec à dire “Non” à la peine de mort, rôle auquel vous souhaiterez, j’en suis persuadé, donner toute sa portée aux yeux du monde entier.
Les villes désirant adhérer à ce mouvement peuvent le faire de trois façons (non exclusives) :
- En illuminant un monument symbole (par ex. l’Atomium de Bruxelles en Belgique, le Colisée de Rome ou le Palais de la Moneda à Santiago, au Chili).
- Par le biais d’une résolution du conseil municipal affirmant solennellement que la ville est opposée au recours à la peine de mort en tout temps et pour quelque motif que ce soit.
- Au moyen d’une proclamation du maire soutenant l’événement et déclarant officiellement le caractère cruel et inusité de cette peine.
Pour plus d’information, veuillez contacter Charles Perroud, Coordonnateur pour l’Abolition de la peine de mort d’Amnistie internationale Canada francophone à : pdm.coordination@amnistie.ca
En espérant recevoir une réponse positive de votre part à cette initiative, veuillez recevoir, Monsieur Hüsler, l’expression de ma très haute considération.
Madeleine Lepage
Responsable du groupe local
Amnistie internationale
Saint-Césaire / Farnham
121 rang de la Grande Barbue
450 469-0584
Charles Perroud
Coordonnateur pour l’Abolition de la peine de mort
Amnistie internationale Canada francophone
819-944-5157